Cathéchisme

LA VOCATION D'ETRE  CATÉCHISTE

Chers catéchistes et chers frères et sœurs, que le Seigneur nous donne la grâce d’être renouvelés chaque jour par la joie de la première annonce : Jésus est mort et ressuscité, Jésus nous aime personnellement ! Qu’il nous donne la force de vivre et d’annoncer le commandement de l’amour, en dépassant la cécité de l’apparence et les tristesses mondaines. Qu’il nous rende sensibles aux pauvres, qui ne sont pas un appendice de l’Évangile, mais une page centrale, toujours ouverte devant tous.

Papa François aux catéchistes 2016


Aider les enfants, les jeunes, les adultes à connaître et à aimer toujours plus le Seigneur est une des plus belles aventures éducatives, on construit l’Église ! “Être” catéchiste ! Non pas travailler comme catéchistes : cela ne va pas ! Je travaille comme catéchiste parce que j’aime enseigner… Mais si tu n’es pas catéchiste cela ne va pas ! Tu ne seras pas fécond, tu ne seras pas fécond ! Catéchiste c’est une vocation : “être catéchiste”, c’est cela la vocation, non travailler comme catéchiste. Attention, je n’ai pas dit “faire” le catéchiste, mais “l’être”, parce que cela engage la vie
 " J’ai le titre de catéchiste ! " Cela ne va pas, tu n’as rien, tu as fait un petit bout de chemin. Qui t’aidera ? Cela vaut toujours ! Ce n’est pas un titre, c’est une attitude : rester avec Lui ; et durant toute la vie ! C’est rester en présence du Seigneur, se laisser regarder par Lui.   Mais sois sûr que Lui te regarde ! Et cela est beaucoup plus important que le titre de catéchiste : cela fait partie de l’être catéchiste. Cela réchauffe le cœur, garde allumé le feu de l’amitié avec le Seigneur, te fait sentir que Lui te regarde vraiment, qu’il est proche de toi et qu’il t’aime.

Le cœur du catéchiste vit toujours ce mouvement de « systole – diastole » : union avec Jésus – rencontre avec l’autre. Ce sont les deux choses : je m’unis à Jésus et je sors à la rencontre des autres. S’il manque un de ces deux mouvements, le cœur ne bat plus, ne peut plus vivre. Le cœur du catéchiste reçoit en don le kérygme, et à son tour, il l’offre en don. Ce petit mot : don. Le catéchiste est conscient qu’il a reçu un don, le don de la foi et il le donne en don aux autres. C’est ainsi : l’amour t’attire et t’envoie, te prend et te donne aux autres. C’est fondamental pour nous : Dieu nous précède toujours ! Quand nous pensons aller loin, dans une extrême périphérie, et nous avons peut-être un peu peur, en réalité Lui s’y trouve déjà : Jésus nous attend dans le cœur de ce frère, dans sa chair blessée, dans sa vie opprimée, dans son âme sans foi ; Marie nous conduit toujours à Jésus ! Pape François aux catéchistes 2013

Romains 10, 14 Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame?15 Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!

On est catéchisé pour être initié aux mystères chrétiens. Cette initiation est donnée pour avoir une intelligence éclairée dans son cheminement vers le Christ sous peine de tomber dans le sentimentalisme, le quiétisme, le sectarisme, l’intégrisme. L’Eglise comme Mère doit accompagner l’enfant dans sa vie par la catéchèse. 

’’Ceux qui, mus par la grâce, décident de suivre Jésus sont « introduits dans la vie de la foi, de la liturgie et de la charité du Peuple de Dieu. » L’Eglise réalise cette fonction, fondamentalement, par la catéchèse, en lien étroit avec les sacrements de l’initiation, qu’ils aient été reçus ou qu’ils soient encore à recevoir.’’ (DGC de 1997, n°51) 

1 Jean 1, 1 Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.02 Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.03 Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. 04 Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Une Méthodologie
Recevoir    Jésus-Christ  /   Vivre en Jésus-Christ    /   Offrir en don Jésus-Christ

RECEVOIR    JÉSUS-CHRIST


- 1ère condition : Être témoin.
Dictionnaire Personne qui a vu ou entendu quelque chose, et qui peut éventuellement le certifier, le rapporter. 

 Il s’agit, non seulement d’énoncer un discours sur Dieu, sur l’Église, mais d’abord de porter un témoignage. Il traverse les années et ce que l’enfant retiendra ce n’est pas ce que la catéchiste a dit mais sa manière d’être. Par son attitude, par sa manière d’être, le catéchiste doit rendre compte de ce qu’il veut transmettre. 
Témoigner de sa vie, c’est être soi-même saisi par le Christ. Être témoin passe par l’exemplarité de la vie. 

Paul VI disait : « Le monde a plus besoin de témoins que de maîtres. » Encore faut-il que les maîtres soient des témoins… 
Dimensions
Une dimension de première annonce 
La catéchèse fait partie d’un processus d’évangélisation des enfants, de transmission des mystère de la foi. 

Avant de transmettre un contenu, il y a d’abord une première annonce. Au Cénacle, la prédication de Pierre aboutit à ce constat : « En entendant cela, ils eurent le cœur transpercé » (Ac 2, 37). 
La première annonce a pour objectif d’ouvrir le cœur, sinon le savoir se dépose et glisse comme sur les plumes d’un canard. 

Ce travail de première annonce est toujours à faire. Tout au long de sa vie chrétienne, sa vie sacerdotale, épiscopale, tout Chrétien a toujours à entendre l’amour et la miséricorde du Seigneur ; il a toujours un travail de conversion, de transformation à opérer. Souvent, cette première annonce se fait par un témoignage. Les jeunes ont été touchés par telle personne qui a vécu une transformation radicale de vie ou par un film comme ’’ Des hommes et des dieux ’’ (découverte de la vie monastique, d’une radicalité de vie, ouverture du cœur). 

La première annonce n’est pas prosélytisme, ni main mise sur une personne ; elle s’adresse à la liberté de la personne. 
Sainte Bernadette disait : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, mais je suis chargée de vous le dire. » On croit que dans le cœur de l’enfant, il y a une aspiration au bonheur et que le Christ vient répondre à cette attente. 

- 2) Dimension La catéchèse est un acte d’engendrement en vue d’être inséré dans une communauté. 
Nul ne devient chrétien tout seul, c’est un acte d’engendrement où il faut prendre conscience de son identité baptismale qui nécessite de vivre ensemble, d’être inséré dans une communauté où je vois vivre des Chrétiens. 

C’est toute la force des communautés juives où la foi se vivait ensemble, en famille. Si la foi a pu perdurer pendant les grandes persécutions, c’est par toute une tradition, des rites que les anciens transmettaient…(voir livre du Deutéronome). 

La catéchèse n’est pas seulement un espace-temps par semaine, mais elle fait entrer dans la vie d’une communauté paroissiale, sa prière, sa louange… 
A travers les enfants, il est important de faire des propositions aux parents (école des parents). 



VIVRE EN JÉSUS-CHRIST
- Condition : Être équipé pour soi-même. 
Cela suppose d’avoir une expérience vécue de catéchisme/aumônerie, d’avoir un esprit ouvert et le désir d’y aller plus loin, d’approfondir la foi, la Parole de Dieu, la doctrine de l’église. 
Dans ma journée je pense à :
- un temps pour la prière personnelle, médiation de la Parole de Dieu (20’) 
- un temps pour la formation (20’). 
- Un prêtre confesseur, et accompagnateur pour y allez en avant de mon             expérience de foi.
- La messe, l’Eucharistie comme le temps de resourcement en communauté chrétienne.
Ça permet de renouveler l’expérience de Dieu chaque jour et d’annoncer                                   un Christ vivant qui guide et touche ma vie dans toutes mes circonstances                        de vie.

Dimensions
La catéchèse s’inscrit dans le développement de toute la personne. 
La catéchèse vise à rejoindre toute la personne, pas seulement l’intelligence, mais tous les aspects de la personne. Cela passe par la mémorisation, la Parole de Dieu mais ce n’est pas seulement l’intelligence qui doit être catéchisée mais toute la personne. 
L’évangélisation est une humanisation : apprendre une manière de se comporter, une manière de vivre éclairée par l’Évangile. Sinon, on arrive à une dichotomie où il y a le Chrétien du dimanche, une heure par semaine et l’autre qui se comporte autrement d’une manière mondaine. C’est un drame de beaucoup de nos contemporains. 
La catéchèse vise à rejoindre tous les niveaux de la vie personnelle : prier avec les enfants, jouer (dans le jeu, il y a des règles à respecter, des autres à respecter, il ne faut pas se comporter comme un loup), célébrer, apprendre le sens du temps, le sens du corps, le sens de la sexualité. 
Il s’agit de catéchiser tous les aspects de la personne.

Quatre piliers spirituels de la catéchèse : en plus de la prière. 
a) la Parole de Dieu 
La catéchèse est le lieu où l’on va être en contact avec la Parole de Dieu : « l’Écriture que lit l’Église ». 
L’Église est le garant d’une certaine lecture de l’Écriture. Tout catéchiste est invité à faire découvrir la Parole de Dieu, Parole de Vie. Jésus lui-même dans son ministère a fait découvrir l’Écriture à ses contemporains sous un angle nouveau. La catéchèse est fondée sur l’Écriture et il nous faut la faire découvrir aux enfants. 
Être chrétien, c’est être un familier de l’Écriture. Quand elle est lue, digérée dans la prière, l’Écriture donne une nouvelle clairvoyance sur soi-même et sur le monde. 
Les enfants devraient au moins avoir les Évangiles, au mieux avoir accès à la Bible. 

On ne distribue pas des Évangiles comme des magazines : savoir ritualiser le don des livres des Évangiles à travers une cérémonie. On y accède petit à petit, on apprend à lire avec les enfants, à expliquer l’Écriture, à faire en sorte qu’ils puissent la partager avec nous pour qu’ils puissent la prier. 
L’accès à l’Écriture ne doit pas être uniquement cérébral ; c’est se situer en face d’une Parole qui nous façonne : « Le verbe s’est fait chair » (Jn 1, 14). 
Il faut l’accès à la Parole sinon, on va faire vivre des expériences spirituelles qui ne sont pas chrétiennes. Dieu nous l’a léguée en son Fils et par elle, nous avons accès au Père. 
Quand Jésus catéchise les pèlerins d’Emmaüs, il les fait accéder « à l’intelligence des Écritures » et les Écritures éclairent les états d’âme qu’ils ont vécus : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant quand Il nous parlait des Écritures ? » (Lc 24, 32). 
Le cheminement qui est le nôtre, qui est celui des pèlerins d’Emmaüs suppose cette entrée dans les Écritures et on est beaucoup plus en difficulté, comparativement à d’autres communautés confessantes, comme par exemple les Protestants. 
       Par exemple, on n’a pas toujours des bibles à la maison et d’autre part, les jeunes connaissent peu de choses sur Dieu, ou ce sont des concepts mais ce n’est pas la Parole de Dieu. On a vraiment à s’appuyer beaucoup plus sur la Parole de Dieu dans nos catéchèses. 
b) la conversion 
Ces premières paroles de Jean-Baptiste reprises par Jésus : « Convertissez-vous », nous invitent à changer notre manière d’agir ; elles ont une répercussion au fond du cœur. Le fruit de la Parole de Dieu, c’est la conversion. Etre chrétien, c’est apprendre à se convertir chaque jour. 

c) la célébration 
Cette Parole de Dieu amène à célébrer le Christ. Cette Parole que j’ai accueillie, qui me transforme, me pousse à me tourner avec d’autres vers le Christ dans un geste d’offrande, de louange, de supplication...à un acte liturgique. Il est important de ritualiser en étant attentif à l’esthétique, à la place du corps, des gestes. Il faut réapprendre l’art de célébrer. La première partie de la célébration eucharistique est bien la célébration de la Parole de Dieu. 

d) la vie ecclésiale 
C’est-à-dire l’intégration dans une communauté de foi et de service. 

- 5) La catéchèse suppose un savoir. 
La catéchèse est la transmission d’un savoir, « une formation organique et systématique de la Foi » (DGC n° 67) : cela nécessite une connaissance du symbole des apôtres, c’est-à-dire l’introduction à la foi de l’Église, en soulignant sa cohérence interne telle qu’elle est présentée dans le CEC. 
La foi s’exprime par un contenu : on ne peut pas réduire la catéchèse à de l’animation, fut-elle pieuse. Le contenu de la foi n’est pas seulement une prière, une émotion. 
Il faut aider les jeunes à entrer dans l’intelligence de la connaissance de ce contenu, donner chair à ce contenu, aider les jeunes à réfléchir. 
Cela se fait par un travail de mémorisation, un travail d’intelligibilité, et par toute une pédagogie. La question de la langue est un handicap pour un certain nombre de personnes ; Internet engendre aussi une grande difficulté de concentration. Il faut prendre en compte toutes ces choses-là. Il faut transmettre un contenu et pas seulement une émotion, un sentiment, une ambiance. En 1 heure de rencontre, par semaine, l’enjeu est donc considérable. 
Faire vivre, entrer dans une expérience spirituelle de disciple. 
En 2003, la Conférence des évêques de France dit dans ’’Aller au cœur de la foi’’ : ’’ la catéchèse n’est pas un contenu de savoirs sur le Christ, c’est une vie en Christ, une vie dans le corps du Christ.’’ 
Comment faire vivre ces savoirs ? Ce n’est pas seulement un travail de l’intelligence ; cela doit prendre notre cœur : apprendre la prière, comment s’adresser à Dieu, comment entrer en intériorité alors que nous sommes sans cesse sollicités à l’extérieur. C’est cette initiation à la vie intérieure avec le Christ, à prendre du temps pour Dieu qui est un apprentissage fondamental et qui marquera le jeune pour toujours. 
Faire vivre une expérience spirituelle est une autre composante de l’acte catéchétique. 
Une catéchèse d’initiation. 
Elle doit être une catéchèse d’initiation qui conduit à la vie sacramentelle, à la vie liturgique. 
Quand les apôtres sont envoyés en mission, des signes sont donnés à travers lesquels Dieu touche et relève : les aveugles sont guéris, etc.….Dans l’évangélisation, on a accès à des signes qu’il faut décoder non pas comme des gestes magiques mais comme des gestes à travers lesquels Dieu nous parle, Dieu nous relève. 
Toute l’économie des sacrements exprime une manière à travers laquelle Dieu vient nous toucher. 
Par le Baptême, Il donne la Vie : l’Amour, c’est donner la vie. 
La Confirmation : Dieu fait de nous des témoins par la force de l’Esprit. 
L’Eucharistie : L’Amour se fait nourriture et rend possible la communion avec le Christ dans une communauté. 
Le Mariage souligne l’Amour dans sa dimension de nuptialité. 
La Réconciliation : Miséricorde de l’Amour. 
Chaque sacrement manifeste une dimension de l’Amour rédempteur qui se manifeste. Le Chrétien utilise toutes ces touches pour bénéficier de la Miséricorde. 
Notre catéchèse doit conduire à la vie sacramentelle. Notre exercice doit faire en sorte que ceux que l’on prépare aux sacrements soient évangélisés. Sinon, le risque est d’y aller d’une manière un peu rituelle, un peu magique, voire superstitieuse, sans se rendre compte de l’acte considérable qui s’opère devant nous : c’est le Christ qui nous donne sa vie et nous fait entrer dans une véritable expérience pascale. 
Comme les pèlerins d’Emmaüs : après les avoir évangélisés, catéchisés, Jésus les amène à l’Eucharistie. 
Notre catéchèse doit avoir pour sommet l’Eucharistie, ‘’source et sommet de la vie chrétienne, source et sommet de l’évangélisation’’. Pour que la célébration eucharistique soit bien célébrée, il faut que les jeunes soient préparés, soient conduits par quelque chose qui va les initier à ce geste, qui va leur faire comprendre le sens de ce geste, son enracinement dans la vie de Jésus. 
D’où la place particulière du prêtre dans la catéchèse : il n’est pas normal que, dans une catéchèse, il n’y ait pas à un moment ou à un autre la présence régulière du prêtre, qu’il n’y ait pas de proposition du sacrement de la confession… du baptême ou de la confirmation. 
La catéchèse amène à une éthique. 
Il y a 50 ans, que l’on soit Chrétien ou non, les valeurs de la société étaient façonnées par le christianisme : respect de la vie, de la personne, respect entre les sexes. Aujourd’hui, il en est autrement. 
Être chrétien, c’est avoir une attitude, un comportement qui honorent l’anthropologie (c’est-à-dire la vision de l’homme) chrétienne : 
avoir une éthique personnelle, être responsable de sa propre vie. 
avoir une éthique sociale, être responsable de la vie des autres. 

Cela est d’autant plus important dans une société où des valeurs et des repères sont brouillés. Il faut toujours le faire avec un certain doigté pour parler du respect de la vie dans une famille où la mère a pu subir un ou plusieurs avortements et que l’enfant peut le savoir, pour parler de la communion des personnes dans une familles qui a connu le drame du divorce et dont l’enfant subit les conséquences. Dans la situation des divorcés remariés, on est parfois soit dans une situation où on ne veut pas en parler : ’’Dieu est amour’’ ou au contraire, on assène des vérités qui étranglent les gens. Comment à la fois dire des vérités sans tricher et en même temps, préparer les gens à vivre un chemin pour qu’ils accueillent cette vérité comme un principe de vie et non comme des sanctions mutilantes. Mais les enfants peuvent trouver cela normal. _ Si on ne leur parle pas avec beaucoup de tact et de respect de l’amour humain, de la sexualité et du respect de la vie, si personne ne le leur dit, quelle conscience auront-il plus tard pour ne pas répéter les mêmes gestes ? 
Il faut toujours mêler la vérité et la miséricorde : personne d’entre nous ne peut juger son frère, le condamner ; par contre, chacun de nous est redevable de se situer dans la Vérité qu’est le Christ et qu’Il a confiée à son Église. 
Dans un monde très atomisé, un monde du chacun-pour-soi où, grâce à Internet et au téléphone portable, vous pouvez être au milieu des autres tout en étant complètement captivés ou capturés par un échange personnel.

 C’est la tentation de l’ubiquité : être là tout en étant ailleurs. C’est aussi la tentation d’être en permanence connecté et donc à la communauté se substitue la connectivité. Il faut faire prendre conscience aux enfants que Dieu nous a fait homme et femme et que donc, je ne peux me suffire à moi-même. 
Fondamentalement, j’ai besoin d’un être qui me complète. Cela vaut dans l’ordre sexuel mais dans un ordre plus général. Robinson Crusoé, c’est un mythe car, par définition, je suis un être social, je suis fait pour la communion, pour un échange, pour le dialogue, pour la compassion. Or notre société est blessée dans la relation. C’est le premier péché que l’on retrouve dans la Bible : tentation de vivre dans l’exclusion et l’indifférence ou de vivre dans la domination les uns vis-à-vis des autres. 

Comment dans la catéchèse, va-t-on apprendre aux enfants à avoir un comportement sain fait de respect, d’attention à l’autre, de souci du plus faible, du plus fragile ? Cela fait partie de l’acte de transmission. 
Voyez, votre tâche est immense, considérable mais c’est la même difficulté que l’on retrouve à tous les niveaux d’éducation. Cela est d’autant plus difficile que, en quelques années, il y a un écart générationnel, un changement de culture, de paradigme dans la manière de concevoir la sexualité, le rapport à l’autorité… Quand il y a un écart d’âge de 60 ans, c’est un défi d’autant plus que les sociologues et les psychologues disent qu’aujourd’hui, chaque10 ans, il y a une nouvelle génération avec une organisation psychique différente. 
Il faut affronter ces questions-là concrètement mais il est rassurant de savoir que nous ne sommes pas les seuls confrontés à ce dilemme ; ensuite, nous ne sommes pas payés au résultat et c’est une œuvre spirituelle. Dieu est maître de l’impossible. Il demande simplement notre bonne volonté, notre contribution qui a un prix infini aux yeux de Dieu. Il faut s’appuyer sur des rassemblements comme ceux-ci, même si c’est une dépense de temps et d’argent importante mais il est important de pouvoir se stimuler ensemble car ce n’est pas notre œuvre, c’est celle de l’Église. 
Il est capital d’avoir une vraie formation en s’appuyant sur les prêtres, même s’ils sont fort occupés. Le cardinal Lustiger me disait : ’’Si tu cherches des gens pour t’aider, prends les plus occupés car ce sont les meilleurs.’’ Nous prenons sur notre nécessaire pour le donner au Seigneur.
 « En mon nom, comme évêque, l’Église vous remercie du temps passé, de la peine que vous vous donnez, de la fidélité de votre prière, de votre engagement pour donner le meilleur de vous-même, car vous êtes envoyés de la part du Seigneur. »
Une chose est de parler de Dieu, une autre est que Dieu se donne à nous.


OFFRIR EN DON JÉSUS-CHRIST

- Condition : La transmission dans l’Église est de l’ordre de la communication de la Grâce de Dieu. C’est l’Esprit Saint qui agit dans le cœur des enfants. 

L’action d’être catéchiste est donc une action spirituelle. Ce n’est pas seulement une transmission du savoir. Il est important de se rappeler que notre charge est d’abord une ouvre spirituelle. On peut avoir par exemple dans notre coin prière, les photos de chacun des enfants dont nous sommes responsables. 
Par l’Esprit Saint, il se passe quelque chose dans le cœur de l’enfant, une transformation du cœur, qui dépasse l’intelligence

-  condition : La tâche de catéchiste est une tâche qu’assume la communauté chrétienne. 
Vous représentez la communauté chrétienne dans cette fonction de transmission. 

Il revient à toute la communauté chrétienne de communiquer aux nouvelles générations la foi qu’elle célèbre, qu’elle réfléchit. Le catéchiste est mandaté par la communauté, à travers son curé, pour assurer cette fonction éducative. 

Un catéchiste a un contact avec sa communauté chrétienne de la paroisse, c’est cette communauté qui l’envoie.

Dimension

La catéchèse doit avoir pour objectif le développement de la conscience missionnaire des jeunes. 

Les enfants deviennent missionnaires auprès de leurs amis et même auprès de leurs parents : ‘’C’est super le caté !’’. On voit de nombreux parents qui sont revenus à l’Église parce que leurs enfants ont vécu une expérience spirituelle.
 Il y a là un enjeu très important car les Chrétiens sont sommés (intérieurement) de témoigner de leur foi dans une monde sécularisé qui a perdu le sens de Dieu et la foi.

 Si cette conscience missionnaire n’est pas éveillée à la catéchèse, elle aura beaucoup de mal à émerger par la suite. 

On peut leur dire qu’il faut parler autour de soi de ce que l’on vit, que l’on est Chrétien, que l’on va à la messe. Ils peuvent emmener leurs amis à une célébration ou à un moment de détente avec d’autres Chrétiens. 

Les enfants le feront avec un naturel et une spontanéité qui sera beaucoup plus efficace que tous nos discours. 

L’acte catéchétique doit conduire à la formation missionnaire des jeunes car l’Église est invitée plus qu’hier à énoncer une proposition explicite de la foi. 


CONCLUSION

 1 Corinthiens 9, 24 Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter.25 Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. 26 Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide.27 Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié.


« Tu m'as montré le chemin d'Ars, je te montrerai le chemin du ciel. » (Saint Curé D’Ars)


 « Veux-tu devenir saint, comme le demande l'apôtre Paul (cf. 1 Th 4, 3) ? Par la grâce du Seigneur, dit don Bosco, tu en as l’étoffe ! - Oui, je le désire vivement et je souhaite que cette étoffe devienne un bel habit pour le Seigneur, répond Dominique ; mais il me faut pour cela un bon tailleur. Acceptez-vous de le devenir pour moi ?»  (Don Bosco et Saint Dominique Savio)



·   Sources 
  •     Intervention de Mgr Rey lors de la journée de la catéchèse le 7 octobre 2010
  • ·        DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX CATÉCHISTES EN PÈLERINAGE À ROME À L'OCCASION DE L'ANNÉE DE LA FOI 2013
  • ·        Méthodologie Recevoir  vivre Donner  Spiritualité Enfants de la Mère de Dieu



ÉVEIL DE LA FOI, CATÉCHISME ET AUMÔNERIE
FORMATION D'ADULTES


RESPONSABLE Sr Angélica 04 92 78 84 82
Valensole
Anne HENDRICKX 04 92 74 95 44

Vinon-sur-Verdon
Véronique DOUTRELOUX 06 89 86 50 20 éveil à la Foi
Éliane FRESNE 06 21 74 12 92 CE2 le mardi ;
Jacqueline SIGNORET 04 92 78 87 74 CM1 - CM2 vendredi

Gréoux- les-Bains - S Martin de Brômes - Esparron/Verdon
Laura VANIER 06 18 96 34 38 1ère année
Kitti LEIJNEN leijnen.lorenzo@gmail.com 2ème année ;
Giedre SCOLA 06 09 15 39 21 3ème année

Ginasservis JEUDI 17H30
Michel SENIS - Sr Angelica CE2;
Christelle GIBAUD 06 08 61 88 61 Éveil à la foi CP – CE1

Saint Julien le Montagnier Débute MERCREDI 30 SEPTEMBRE
Cloé BIELACK et Sophie YOUNG 09 71 55 15 70 du CE1 au CM2
 

AUMÔNERIE SCOLAIRE COLLÈGE-LYCÉE
REUNION 2 OCTOBRE
P René DORADO 06 99 68 83 06
Sœur Ingrid RODRIGUEZ 07 86 74 59 46

FORMATION CHRÉTIENNE DES ADULTES
Monique BRIANO. 06 71 33 52 58

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire