Matej Dragoner
Responsable diocésain de la Pastorale des Jeunes
 
Diocèse de Digne
27 Avenue de la Roche - 04130 Peyruis
06 76 46 85 55


Mercredi 2 décembre 2020. Mt 15,29-37. 

En ce temps-là,
Jésus arriva près de la mer de Galilée.
Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui,
avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets,
et beaucoup d’autres encore ;
on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration
en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis,
des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ;
et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit :
« Je suis saisi de compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
Je ne veux pas les renvoyer à jeun,
ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent :
« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain
pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent :
« Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ;
rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles pleines.

 

Ce second récit de la multiplication des pains chez saint Matthieu est proche d’une célébration eucharistique. On y retrouve les quatre verbes essentiels liés à la fraction du pain : prendre, rendre grâce, rompre et donner. Dans chaque Eucharistie, cette même séquence se reproduit, ou plutôt c’est le sacrifice du Christ qui est actualisé. Nous revivons le mystère de sa mort et de sa résurrection pour le salut du monde. Cette réalité-là annonce le festin du Royaume, mais elle ne nous fait pas oublier à quels gens Jésus s’adresse ici. 

La foule comporte en son sein des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets et bien d’autres encore, nous-mêmes assurément. Jésus est effectivement celui qui doit venir. Nous n’avons pas à en attendre un autre (cf. Mt 11,4-5). Tous les signes de la présence du Messie, résumés dans l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres, sont là présents sous nos yeux. Jésus se tient à notre porte. Soyons prêts à lui ouvrir lorsqu’il frappera pour prendre la cène avec nous (cf. Ap 3, 20). Que notre cœur soit toujours en éveil dans la nuit. 

Frère André Ardouin

1er Décembre 2020

 

Lc 10, 21-24

 

Il y a eu confinement puis déconfinement, puis reconfinement, à quand le déconfinement et ainsi de suite... ?

En ce mardi de la première semaine d' Avent que nous dit la parole de Dieu ?

700 ans avant le Christ le prophète Isaïe a parlé de sa venue d'une manière magnifique.

« Sur Lui reposera l'Esprit du Père, sagesse, discernement, conseil, force, connaissance, crainte du Seigneur. »

Cela nous annonce un grand esprit d'amour à travers des images surprenantes ;

« le loup mangera avec l'agneau, la panthère se couchera avec le chevreau, le veau, le lionceau et la bête grasse iront ensemble « ;

« conduits par un petit garçon.., » «   conduits par un petit garçon, »  Tiens ?

  Et aussi cette phrase prononcée par Notre Seigneur : Si vous ne devenez comme de tout petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux (Math 18-3)

 

  Le royaume a besoin des petits. Ainsi croire est comparable à l'acte d'un enfant faisant confiance à ses parents. Notre foi « d'enfants » nous ouvre la porte à la connaissance de Dieu et à la vie éternelle.

   Il faut être PETIT pour recevoir la sagesse de Jésus ,c'est ce qu'il nous dit dans l'évangile .Il nous est dit aussi que le Père céleste cache ces mystères aux sages et aux savants...

   Connaître Dieu n'est surtout pas un avantage qui serait d'ordre intellectuel, réservé à une élite. Les petits peuvent découvrir sur Dieu des choses que les « sages » n'arrivent pas à comprendre.

   Le tout petit croit profondément en l'autorité de son père et de sa mère et il adhère pleinement à ce que ses parents lui disent . Jésus attend cela de nous, que nous soyons ses petits enfants à la foi indéfectible !

   Après avoir exulté sachant que les  sages et les savants ne comprennent rien mais que les tout petits adhèrent, il se tourne vers ses apôtres et leur dit ; « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez, beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez  et ne l'ont pas entendu ! »

De qui s'agit il ? Et bien du Seigneur Jésus en personne, entendre la voix de Dieu par sa voix humaine, voir Dieu agir à travers ses mains.

  En attendant il nous faut avoir ce cœur d'enfant qui plait tant à Dieu pour accueillir bientôt Jésus à Noël.

N'argumentons pas,restons petits. Attention à notre intelligence qui ramène tout à nous et qui ne va pas loin . Mais elle peut être belle quand elle reçoit, et non disséquer, analyser, réfléchir. Elle doit plutôt porter le mystère en elle, c'est ainsi qu'elle ne détruit pas. Voilà comment Notre Seigneur nous demande de penser, méditer, prier, comme des tout petits à genoux, les mains jointes, les yeux tournés vers le ciel et qui attendent tout de leur Père du ciel, quelles que soient les circonstances, mêmes difficiles, que nous vivons comme celles évoquées en introduction...

 

   Dans notre vie spirituelle nous ne nous préoccupons pas du nombre d'années passées sur terre, mais de l'ardeur intérieure de chacun à faire quelque chose et à devenir quelqu'un ; devenir enfant de Dieu.

   Si nous voulons vraiment devenir un enfant, nous devons ressentir que nous avons toujours quelque chose à apprendre et que Dieu est là pour nous l'enseigner. Dans la vie spirituelle nous apprenons chaque jour quelque chose de notre Père divin, à chaque heure, à chaque minute, chaque seconde.

   Pour celui qui a conscience d'être en chemin avec le Seigneur, la divinité de Dieu qu'il reçoit dans l'Eucharistie le sanctifie et le conduit vers la sainteté dans la petitesse où nous sommes tous appelés !                                                                                Diacre Bernard Dubrulle

30 Novembre 2020  (St André, apôtre)

 

Mt 4, 18-22

 

En ce temps-là,
    comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c’étaient des pêcheurs.
    Jésus leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
    Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
    Aussitôt, laissant leur barque et leur père,
ils le suivirent.

 

    L'Evangile raconte l'appel des premiers Apôtres. Quatre pêcheurs travaillent sur le lac de Tibériade.

   L'un d'entre eux, André, jette les filets à la mer. Du rivage, Jésus les appelle à devenir ses disciples. Jésus a voulu appeler, dès le début, des Apôtres, pour les associer à son œuvre de salut.

   Jésus unifie ainsi les deux dimensions, de l'amour. Il fait preuve d'amour envers le Père céleste en préchant le Royaume de Dieu et l'amour envers ses frères, puisqu'il les associe à son œuvre.

   Jésus n'est pas un personnage solitaire qui prétend accomplir son œuvre seul, sans aucune collaboration. André comme les autres est tout à la joie d'avoir été choisis par Celui qui vient faire toutes choses nouvelles. Ils laissent immédiatement leurs filets et le suivent.

 

   Nous avons ici de magnifiques exemples des docilités à un appel de Jésus.

  

   Il est aujourd'hui très important que de nombreuses personnes, jeunes ou moins jeunes, soient dociles à l'appel de Dieu.

 

   On peut avoir l'impression que les vocations viennent à manquer. En réalité, ce n'est pas l'appel de Dieu qui manque, mais la réponse qui lui est apportée.

 

   Prions afin que les personnes appelées par le Seigneur, soient prêtes à tout laisser pour suivre Jésus, notre Maître , Seigneur et Sauveur.

   Et puisque Saint André, nous introduite au temps de l'Avent, prions le, afin que nous vivions cette préiode d'attente dans la même allégresse.

     

                                                                  Père Wojciech PLEWCZYNSKI


Dimanche 29 novembre 2020

Evangile de Jesus-Christ selon Saint Marc (13, 33-37)

« Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison » 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » 

Les Chinois commencent en février, nos frères et sœurs Juifs avec Roshashana, je veux parler d’une fête ou célébration pour commencer la nouvelle année. On pourrait dire que pour nous chrétiens l’année ne commence pas le 1er janvier mais le premier jour de l’Avent parce ce jour-là c’est le début de notre année liturgique que nous vivrons le 29 novembre. Ce temps de l’Avent nous est donné non pour préparer Noël comme je l’ai pensé pendant des années mais pour nous inviter à quelque chose d’important que l’évangile de ce dimanche mentionne à trois reprises : la notion de veille. Cette invitation n’est pas à prendre au pied de la lettre bien sûr. Derrière cette demande du Seigneur il y a un moyen qui nous est donné qui nous aidera à rester dans cet état. Je veux parler du désir. Saint Augustin disait « Toute la vie du vrai chrétien est un saint désir. Sans doute, ce que tu désires, tu ne le vois pas encore : mais le désir te rend capable, quand viendra ce que tu dois voir, d'être comblé. » Quand on désire, on se repose pas. Ce que le Bon Dieu attend de nous, ce n’est pas que nous ayons de belles fêtes de Noël, (même si c’est important dans le contexte actuel) mais c’est de voir grandir un désir dans notre cœur, le désir de son retour, de le retrouver, de le contempler. L’église à travers la liturgie est là pour nous aider à travers la communauté rassemblée, les écritures, les sacrements sans oublier le témoignage à vivre cette attente de ce jour les yeux tournés vers ces réalités invisibles. Et l’Avent est ce temps particulier pour commencer notre année en creusant le désir de cette rencontre avec notre Seigneur. Saint Augustin disait encore : « De même, Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l'âme ; en étendant l'âme, il la rend capable de recevoir. » Bonne Année liturgique dans ce saint désir pour que le Seigneur soit en tous. 

Père Jacques Rigaud


MEDITATION  SUR LES TEXTES DU SAMEDI 28 NOVEMBRE PAR LE PERE SAMUEL MELEDI  VICAIRE A ANNOT .

Chers frères et sœurs bienaimé dans le Seigneur,

Loué soit  Christ ! 

Les lectures de ce jour nous situent quelque peu déjà dans la réalité  de la fin des temps, comme les textes nous la présente en chaque fin d’année liturgique. Bien entendu, la fin des temps peut être également la fin dernière de chacune de notre vie terrestre donnant l’ouverture sur «  la vie du monde à venir » , selon le dernier article de  notre credo . Ce monde à venir,   C’est en fait cette vision béatifique où « toute malédiction aura disparu »  et où les serviteurs de Dieu verront la face de l’Agneau .  La nuit disparaitra,  plus besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera. Et Saint Jean ajoute : « ces paroles sont dignes de foi et vraies… » Ce qui veut dire que dans un avenir proche ou lointain, toutes « ces réalités d’en haut » vont advenir, et cela déjà dès la fin de chacune de notre terrestre. Nous devons croire comme nous le professons  en cette vie du monde à venir. Pour nous y préparer, l’Evangile du jour nous donne les pistes assurées et éclairantes. Ne pas être dans l’amnésie, c'est-à-dire l’oubli de soi et l’oubli de Dieu.  « Tenez vous sur vos gardes » ,  afin que les vices  n’endorment pas notre cœur. Les moyens et la force nécessaire  pour s’y échapper, c’est de rester éveillé et prier « EN TOUT TEMPS ».  Oui frères et sœurs le  « tout temps » en question, que nous  devons disposer pour prier,  est ce que nous l’avons  réellement ? 

Evangile du 27 novembre 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
    Regardez-les :
dès qu’ils bourgeonnent,
vous savez que l’été est tout proche.
    De même, vous aussi,
lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le royaume de Dieu est proche.
    Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas
sans que tout cela n’arrive.
    Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas. »

 

Jésus vient de dire à ses disciples : 

 " Quand ces évènements commenceront , redressez-vous et relevez la tête , car votre rédemption approche".

 Mais comment être sûr qu'il s'agit bien de ces évènements "apocalyptiques" qu'il vient d'annoncer ?

 Alors Jésus parle d'une manière très concrète , comme à des petits : 

 "Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu'ils bourgeonnent, vous savez que l'été est 

  tout proche" . C'est vrai , cela ? On objectera peut-être qu'avec les perturbations climatiques actuelles , ça 

  n'est pas toujours si vrai ... Mais qu'est-ce que Jésus veut nous dire ? 

  " Lorsque vous verrez arriver cela ... "   Jésus nous dit : veillez ! Guettez !  

  Alors , faisons-le !  Et demandons-nous :  est-ce que , aujourd'hui , nous voyons "arriver" cela  ?

  N'est-il pas très important d'oser (se) poser cette question ? Cela demande un courage certain de se la 

  poser vraiment ...  un "courage" de chrétien : justement parce que Jésus nous a miséricordieusement avertis 

  ( "Quand ces évènements commenceront, redressez-vous ..." ) , nous n'avons pas à avoir peur de nous la 

  poser : chacun personnellement d'abord ,  mais aussi ensemble ... !

 "... Nous n'appartenons pas à la nuit et aux ténèbres . Alors, ne restons pas endormis comme les autres , 

     mais soyons vigilants et restons sobres ." ( 1 Thessal. 5,5et 6) 

                                  car l'Epoux vient , bientôt !    (cf Apoc. 22,20)

 

    Frère Benoit-Marie

Evangile du 26/11/2020 : Lc 21, 20-28

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées,
alors sachez que sa dévastation approche.
    Alors, ceux qui seront en Judée,
qu’ils s’enfuient dans les montagnes ;
ceux qui seront à l’intérieur de la ville,
qu’ils s’en éloignent ;
ceux qui seront à la campagne,
qu’ils ne rentrent pas en ville,
    car ce seront des jours où justice sera faite
pour que soit accomplie toute l’Écriture.
    Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes
et celles qui allaiteront en ces jours-là,
car il y aura un grand désarroi dans le pays,
une grande colère contre ce peuple.
    Ils tomberont sous le tranchant de l’épée,
ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ;
Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens,
jusqu’à ce que leur temps soit accompli.
    Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles.
Sur terre, les nations seront affolées et désemparées
par le fracas de la mer et des flots.
    Les hommes mourront de peur
dans l’attente de ce qui doit arriver au monde,
car les puissances des cieux seront ébranlées.
    Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée,
avec puissance et grande gloire.

    Quand ces événements commenceront,
redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche. »

« Il y aura un grand désarroi dans le pays », « sur terre, les nations seront affolées et désemparées ».
Ces textes des temps derniers, qui reviennent chaque année, prennent aujourd’hui une tonalité singulière et nous rejoignent dans notre quotidien où nous faisons face à la pandémie.

A écouter ses paroles dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus serait-il un prophète de malheur ?

Si nous regardons le texte de près, Jésus annonce son retour dans la gloire tout en étant ému par les difficultés qui risquent de nous assaillir. Il se préoccupe de notre sort : Il nous conseille des mesures de confinement hors des villes (comme notre département s’y prête aujourd‘hui). Il plaint les femmes enceintes et celles qui allaitent ; tendresse réelle pour cette vocation féminine, mais plus profondément aussi, sollicitude pour l’Eglise, qui engendre à la Vie divine et nourrit les croyants avec le « lait pur de la Parole » comme le dit Saint Pierre (1P 2,2). 

Au-delà des drames, il y a la présence de Jésus, sa venue dans nos vies. La catastrophe n’est pas ce que Dieu désire, et Jésus veut nous aider à dépasser les moments terribles. « Quand ces évènements commenceront, redressez-vous et relevez la tête ». Vous avez peut-être fait vous-mêmes cette expérience que dans des moments dramatiques, Jésus est tout proche, se glissant parfois vers nous à travers les fissures de ce qui s’écroule. Oui, dans l’adversité, notre résilience, c’est Jésus à nos côtés, lui qui a connu la mort si dure de la Croix, puis la Résurrection.

Jean-Hugues Bartet


MERCREDI 25 NOVEMBRE 2020

Férie du temps ordinaire ou Sainte Catherine d’Alexandrie

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 21, 12-19)

   En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage.

    Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

 – Acclamons la Parole de Dieu.

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« À cause de mon Nom ! » 

     Dans ce texte d’évangile, deux tonalités se dégagent : une grave qui peut semer la confusion et le doute ; de celle qu’on n’aimerait jamais entendre et qui nous porte des paroles de persécutions, des souffrances, de la haine et même de mort. Et l’autre, plus réconfortante et rassurante qui nous dit : « ne vous préoccupez pas de votre défense » : je m’en occupe ; peut-on entendre de la part de Jésus. « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu ! » 

    Dans l’actuel contexte anxiogène et morose dû à la covid-19 et au confinement, on peut dire que Jésus nous rappelle notre condition de chrétien : vivre sa foi en Dieu au cœur du monde n’est pas sans contrariétés et sans danger car on est continuellement soumis aux moqueries et tracasseries de toutes sortes : « à cause de mon Nom ! » précise-t-il. Pire encore, l’indifférence des sociétés qui croient se suffire à elles-mêmes. Jésus nous assure aussi de sa présence à nos côtés dans ces moments et dans les combats de la vie. Et ça,                                       C’EST RASSURANT !

     Deux exigences pour tenir bon sur la durée : persévérer pour ne pas se laisser égarer (“L’espérance ne déçoit pas.”) (Rm 5, 5) et ensuite, rendre témoignage au Christ, parce que lui seul est la cause de notre salut. « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien. » (Rm 8,28) CONFIANCE !! Le Christ a vaincu le monde. Amen !

                                                                                                     P. François Xavier AYISSI


Mardi 24 novembre 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme certains parlaient du Temple,
des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,
Jésus leur déclara :
    « Ce que vous contemplez,
des jours viendront
où il n’en restera pas pierre sur pierre :
tout sera détruit. »
    Ils lui demandèrent :
« Maître, quand cela arrivera-t-il ?
Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
    Jésus répondit :
« Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,
car beaucoup viendront sous mon nom,
et diront : “C’est moi”,
ou encore : “Le moment est tout proche.”
Ne marchez pas derrière eux !
    Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,
ne soyez pas terrifiés :
il faut que cela arrive d’abord,
mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »

    Alors Jésus ajouta :
« On se dressera nation contre nation,
royaume contre royaume.
    Il y aura de grands tremblements de terre
et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;
des phénomènes effrayants surviendront,
et de grands signes venus du ciel. »

 

Le temple a été construit en l'honneur de Dieu et comme lieu de prière. Il était magnifique dans sa splendeur et tous ceux qui le voyaient ne pouvaient rester indifférents. Il est très facile de s'émerveiller de la beauté extérieure de quelque chose ou de quelqu'un. Il était très facile d'admirer les artistes et leur talent et d'oublier pourquoi ils le faisaient, et pour qui. Mais pour aller plus loin, il faut faire un effort.

Ce n'est peut-être pas une bonne analogie, mais on pourrait dire que ce qui était le temple pour les Juifs, c'était Notre-Dame de Paris pour les Français. 

La destruction du Temple a certainement choqué les Juifs et a complètement changé leur approche de Dieu. La destruction de Notre Dame a été assez choquante pour les Français. Il y a quelques questions que nous pourrions poser. 

Pourquoi y a-t-il eu un choc ? L'impact qu'elle a eu a-t-il changé les cœurs, la relation avec Dieu?

Prions pour que dans chaque église que nous visitons notre regard ne s'arrête pas sur la beauté visible. N'oublions pas que on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. "

 

Matej Dragoner

COMMENTAIRE DE L’ÉVANGILE DU LUNDI 23 NOVEMBRE 2020

 

Luc 21, 1-4

 

En ce temps-là,
comme Jésus enseignait dans le Temple,
    levant les yeux, il vit les gens riches

qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
    Il vit aussi une veuve misérable
y mettre deux petites pièces de monnaie.
    Alors il déclara :
« En vérité, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
    Car tous ceux-là, pour faire leur offrande,
ont pris sur leur superflu
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

 

Jésus sait voir. Il lit dans les cœurs. Il remarque que les riches font claironner devant eux leur offrande. De toutes façons, ils ne donnent qu’une partie de leur superflu. Mais il aperçoit une veuve indigente qui porte sur elle sa pauvreté. Elle met dans le tronc du Trésor deux piécettes de bronze, tout ce qu’elle avait pour vivre. Jésus est en admiration devant cette femme. Comme dit saint Luc : « elle offre sa vie ». Elle ne garde rien pour elle, elle se donne à Dieu, elle s’en remet à lui. Elle est l’image de cette pauvreté dont nous parle Jésus dans les Béatitudes : « Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous » (Lc 6, 20). Le riche est plein de lui-même. Il aura du mal à laisser à Dieu une vraie place dans sa vie. Celui qui a un esprit de pauvre, n’est pas encombré. Il peut accueillir avec joie dans sa vie Dieu et les autres. On comprend que Jésus invite ses disciples à contempler cette femme : n’est-elle pas une image de ce qu’il attend de ses disciples : « Qui veut sauver sa vie, la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera » (Mc 8, 35). Jésus se sent en affinité profonde avec cette femme. N’est-il pas celui qui se donne lui-même pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance ? Demandons à Dieu d’entrer dans ce regard du Christ et de savoir répondre à son appel.

 

                                                                                                          Jean-Pierre RICARD

Dimanche 22 novembre 2020

Méditation de l’Evangile de St Mathieu 25, 31-46

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
    Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
    il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

    Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
    Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
    j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
    Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
    tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
    tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
    Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’  

    Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
    Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
    j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
    Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
    Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

    Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

 

Les choses qui nous sont demandées de faire sont si simples : donner à manger et à boire à ceux qui ont faim et soif ; vêtir ceux qui sont nus ; rendre visite à ceux qui sont malades et en prison. Que nous le réalisions ou non, chaque fois que nous prenons soin spontanément d'un frère ou d'une sœur dans le besoin, c'est Jésus lui-même que nous servons.

Le point important à retenir est, « Je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Jésus s'identifie expressément à la personne dans le besoin : chaque fois que nous négligeons d'aider un frère ou une sœur, nous négligeons Jésus lui-même. Souvenons-nous d’aider les autres, comme Jésus nous le demande.

Il ne s'agit pas tant d'un code de conduite dans cette parabole que de la solidarité. « À quoi ressemble votre solidarité vis-à-vis des personnes affamés, des étrangers, des personnes nues, des malades, des prisonniers ? ».

Cette parabole des moutons et des chèvres ne concerne pas l’avenir, elle demande d’ouvrir les yeux ici et maintenant sur les besoins de mes voisins – ceux qui ont faim, ceux qui n’ont pas de maison, les réfugiés, les isolés. Jésus s’identifie à chacun d’eux. Si je me détourne de mes frères et de mes sœurs dans le besoin, je me détourne de mon frère Jésus.

Le Père trouve son Bonheur dans ceux qui se montrent bons, miséricordieux, qui font preuve d’amour envers ceux qui sont dans le besoin. 

Père Fernando PARRADO.


Samedi 21 novembre 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 46-50

 Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.

Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »

 Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »

 Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.

 Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

QUI SONT MES FRERES, MA SŒUR, MA MERE ? 

Certaines attitudes de Jésus, à l’égard de Marie en particulier,  sont parfois déroutantes. Pensons tout d’abord à l’apparente fugue du jeune « ado » et son angoissante recherche, sans autre explication que son étonnement face l’inquiétude de ses parents : « Mais pourquoi me cherchiez-vous ? » Et encore à Cana quand cette fois-ci  il semble carrément éconduire sa mère : « Femme, que me veux-tu ? » Et enfin il y a cette façon qu’il a d’ignorer sa mère et ses frères de sang, venus le rencontrer, avec cette fin de non recevoir : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Peut-on voir là un manque de reconnaissance à l’égard des siens, et surtout à l’égard de Marie ?  Impossible à concevoir de la part de Jésus, si aimant par ailleurs ;  et d’ailleurs dans le cantique du Magnificat, retenu pour la liturgie de cette messe, Marie chante sa joie d’avoir porté en elle ce Fils si aimant. 

Quelle est donc la raison de cette mise à distance ? Pour cela il convient de se reporter à la fin de l’ « histoire » :   avec Jésus désormais  ressuscité. Souvenons-nous, c’était  dans le jardin,  celui que Marie-Madeleine prit d’abord pour le jardinier et qui s’avéra être Jésus enfin parvenu au terme de sa mission. Marie, n’écoutant alors que sa belle ferveur, à la fois pudique et affective,  se jette aux pieds du Seigneur pour les embrasser, comme elle l’avait jadis fait du « vivant » terrestre  de son Maître. Et là, surprise !  Jésus ne se laisse plus toucher ni retenir physiquement car, lui dit-il,  il n’est pas encore remonté vers le Père ! C’est le même qui, exactement 20 ans plus tôt,  disait déjà à ses parents :Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père. Il n’a décidément pas changé de cap !   

Puis Jésus oriente alors Marie pour un nouvel élan,  vers le Père : Va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père. La voilà donc cette famille spirituelle qu’il est venu fonder : « Voici ma mère et mes frères. Ce sont ceux qui font la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » 

 Marie, la première en chemin,  l’avait d’ailleurs immédiatement perçu quand à Cana, elle se tourna sans hésitation vers les serviteurs et leur enjoignit de faire tout ce qu’il vous dira. C’est en faisant elle-même la volonté du Père qu’elle a vraiment été pour lui une mère. 

 

p. François MAROT


Vendredi 20 novembre 2020

Dans les temps qui sont les nôtres, avec l’impossibilité d’avoir accès au Pain de Vie Eucharistique

il nous faut plus que jamais nous rappeler qu’il y a deux tables auxquelles nous pouvons nourrir notre être de Foi ; et les textes de ce jour nous l’évoquent particulièrement.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à un repas où la 1ere lecture serait comme un amuse-bouche et le psaume le hors d’œuvre qui nous prépare pour le plat principal !

« Prends, et dévore-le ! » 
On parle souvent de manduquer, décortiquer la Parole de Dieu,
 comme pour mêler notre propre salive aux éléments constitutifs de la Parole,
 pour mieux l’assimiler (à moins que ce ne soit pour qu’elle puisse mieux m’assimiler moi-même !!).

Le premier contact avec la Parole peut, en effet,  être doux comme le miel 
et dans un second temps développer une sorte d’amertume quand elle nous met face à nous même !

La Parole psalmique, elle, fond dans la bouche ; 
elle est gouleyante …
     « Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche ! »

Et nous voilà devant le plat principal : le Seigneur me propose de fermer les yeux pour en percevoir toutes les saveurs subtiles. Et au moment de m’exécuter je le vois soulever le couvercle du plat …

                                                           Éternité de délices …

                    Alléluia !!!  Le temps s’arrête, ou serait-ce le non temps ? le paradis ?

Le Seigneur, par sa Parole qui me pénètre, vient à ma rencontre … comme un époux à l’égard de son épouse ; que ma chair se transforme en Maison de Prière, lieu de rencontre, d’épousailles … 
(et non une caverne de … !).

En attendant de pouvoir à nouveau recevoir le Corps du Christ, restons suspendu à ses lèvres pour l’écouter et le laisser pénétrer en nous.

ACCLAMONS LA PAROLE DE DIEU

Michel NINGEL.


Jeudi 19 novembre 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    lorsque Jésus fut près de Jérusalem,
voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
    « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui donne la paix !
Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
    Oui, viendront pour toi des jours
où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi,
t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
    ils t’anéantiront,
toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait. »

 

 

Chers frères et sœurs en Christ., bien aimé de Dieu, amis du Christ, l'Évangile que nous  méditons aujourd'hui nous rapporte les pleures de Jésus sur Jérusalem.  Jésus pleure peut nous paraître étrange. Pourtant cela n 'est pas la première fois.  A la mort de son ami Lazare jésus avait pleuré. Pendant la passion jésus avait versé des larmes. Pourquoi pleure t-il ? Jésus est pleinement homme et pleinement divin. Il n' est donc pas étranger à notre condition humaine.  Il a pitié de la souffrance et de la misère de l homme Il a de la compassion pour notre humanité. Les larmes prophétiques de jésus sur Jérusalem est causée par son refus d 'accueillir le prince de la paix. Ici la paix est synonyme d' harmonie avec le Créateur. Jérusalem, cité de paix à pourtant tourné le dos à la source de la paix. Jérusalem a refusé l Amour de Dieu. Ce refus fait mal Alors que Dieu comme le dit saint Jean  Dieu a tant aimé le monde Qu 'il a envoyé son fils unique afin qui croit en Lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Frères et sœurs en Christ, bien aimé de Dieu, aujourd'hui comme hier jésus a toujours de la compassion pour notre humanité qui souffre de cette pandémie et bien d'autres fléaux. Le cœur de jésus continu de frémir pour notre société qui se ferme et se renferme sur elle même au lieu d 'ouvrir son cœur à Celui qui nous connaît et nous appelle par notre Nom.  Jésus frappe au cœur de chaque de nous. Ouvrons le sans hésiter afin qu' il puisse nous aider à traverser la tempête des temps modernes car celui qui est sur le dos d un éléphant n 'a peur de la rosée. Que le Seigneur nous prenne en grâce et qu'il nous bénisse. Amen  Alleluia. 

 Père Barthélemy ZAGRE curé de la paroisse de la Montagne de Lure


Mercredi 18 novembre 2020

Luc 19,11-28

 

En ce temps-là,
    comme on l’écoutait,
Jésus ajouta une parabole :
il était près de Jérusalem
et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu
allait se manifester à l’instant même.
    Voici donc ce qu’il dit :
« Un homme de la noblesse
partit dans un pays lointain
pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
    Il appela dix de ses serviteurs,
et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ;
puis il leur dit :
“Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
    Mais ses concitoyens le détestaient,
et ils envoyèrent derrière lui une délégation
chargée de dire :
“Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”

    Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté,
il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent,
afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
    Le premier se présenta et dit :
“Seigneur, la somme que tu m’avais remise
a été multipliée par dix.”
    Le roi lui déclara :
“Très bien, bon serviteur !
Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l’autorité sur dix villes.”
    Le second vint dire :
“La somme que tu m’avais remise, Seigneur,
a été multipliée par cinq.”
    À celui-là encore, le roi dit :
“Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
    Le dernier vint dire :
“Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ;
je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
    En effet, j’avais peur de toi,
car tu es un homme exigeant,
tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt,
tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
    Le roi lui déclara :
“Je vais te juger sur tes paroles,
serviteur mauvais :
tu savais que je suis un homme exigeant,
que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt,
que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;
    alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?
À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
    Et le roi dit à ceux qui étaient là :
“Retirez-lui cette somme
et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
    On lui dit :
“Seigneur, il a dix fois plus !
    – Je vous le déclare :
on donnera
à celui qui a ;
mais celui qui n’a rien
se verra enlever même ce qu’il a.
    Quant à mes ennemis,
ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux,
amenez-les ici
et égorgez-les devant moi.” »

    Après avoir ainsi parlé,
Jésus partit en avant
pour monter à Jérusalem.

 

Curieuse parole de Dieu que celle d'aujourd'hui où le roi, devant ses ennemis qui refusent qu'Il regne sur eux, dit : «  Amenez-les ici et egorgez-les devant moi » et où ce même roi est très attentif  aux intérets de son argent. Ce roi aurait-il oublié ce qu'auparavant il demandait : « Aimez vos ennemis ». «  Heureux les pauvres de coeur ». Oui la parole de Dieu nous surprend par sa rudesse, son couperet final mais Dieu ne change pas. Il est bien le tout Autre qu'il nous faut comprendre.

Une lecture rapide effectivement pourrait nous amener à cette triste réalité mais la pointe de cette parabole est-elle là ? N'a t-elle pas plutôt l'intention de nous positionner par rapport aux dons que Dieu nous fait. Qu'en faisons-nous ? Il nous donne tout, la vie, le monde....quel trésor. En ce temps de confinement, plusieurs attitudes se présentent devant nous : nous replier sur nous mêmes et attendre frileusement que les choses changent sans nous même lever le petit doigt ou allons-nous profiter de ce temps, cette grâce pour faire grandir la solidairité, la fraternité. Nous sommes appelés à travailler à la vigne du Seigneur et non pas à nous endormir.

Portons un regard bienveillant à l'égard de Dieu qui nous confie toute son œuvre. Quelle grande responsabilité nous avons, de faire découvrir à nos frères le beau visage d'un Dieu qui nous fait confiance et qui compte sur nous.

 

Père Christian VIAN



MEDITATION DE L’EVANGILE DU JOUR : Lc 19, 1-10 … 17 novembre 2020

En ce temps-là,
    entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
    Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d’impôts,
et c’était quelqu’un de riche.
    Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
    Il courut donc en avant
et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui allait passer par là.
    Arrivé à cet endroit,
Jésus leva les yeux et lui dit :
« Zachée, descends vite :
aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
    Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie.
    Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
    Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
« Voici, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
    Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d’Abraham.
    En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
ce qui était perdu. »

 

Zachée est un personnage sympathique pour nous. Si nous l’imaginons, petit de taille, avec sa belle position économique, comme un seigneur avec son âge respectable, un peu gros, des vêtements cossus, le voir retrousser tous ses beaux vêtements et s’accrocher à une branche, pour voir Jésus qui passe, c’est plutôt comique.

Néanmoins, ses efforts sont récompensés, car Jésus lève les yeux pour le regarder et s’inviter chez lui. 

Notons que Zachée n’a pas déclaré publiquement ce qu’il ressentait intérieurement en accueillant Jésus, mais il a dit simplement comment il allait réparer les dommages causés aux autres.

L’expérience de Zachée est une bonne illustration de ce que l’apôtre Jacques a dit: «Montre-moi ta foi sans les œuvres; moi, c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi. 2,18b» Zachée n’a pas parlé de sa foi, il l’a montrée dans sa vie par ce qu’il allait faire.  

Chers amis, depuis quelques années notre monde ne veut plus entendre parler de foi ; mais il est toujours à la recherche de quelque chose. Zachée a eu ce que le monde cherche : le regard sans jugement de l’amour de Dieu.

Oui c’est vrai que Zachée n’a pas témoigné publiquement aux gens, de sa foi en Jésus. Mais ce jour-là, les gens ont vu sa vie changer, et constater que ce vétéran collecteur était devenu un homme nouveau. 

Jésus continue d’entrer et de passer dans les rues de nos vies. Il veut s’arrêter et s’inviter chez ceux qui ne le connaissent pas, car le grand désir de Jésus est de demeurer en nous pour notre vrai bonheur. Est-il passé devant nos maisons ? A-t-il frappé à la porte de notre cœur ? L’avons-nous laissé entrer ?

Père Fredy ALVARADO, paroisse de Manosque


Lundi 16 novembre


         Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu. 

Cher frère et soeur les textes qui nous sont donnés en méditation en ce jour nous invite à une confiance absolue entre les mains de notre Seigneur et sauveur Jésus-Christ. l'Évangile de ce jour que nous avons pu méditer manifeste cette confiance et le souligne en un point particulier: celui de la prière persévérante. Cet aveugle sur le bord du chemin nous enseigne trois attitudes qui doivent être au coeur même de notre prière : merci ,pardon ,s'il te plaît. 

Pardon , "Jésus fils de David prends pitié de moi", cet homme nous invite a laisser le Seigneur nous rencontrer jusque dans notre misère pour nous relever. 

S'il te plaît " que je retrouve la vue" le Seigneur veut que nous fassions ce pas décisif en le choisissant comme étant le seul maître qui puissent nous procurer le bonheur. 

Merci, " et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu" par cette attitude nous faisons de nos vies des Eucharistique ( action de grâce), par cette attitude nous rendons à Dieu ce qui lui ai dû. 

En ces temps difficile le Seigneur nous invite à la suite de cet aveugle de l'évangile à lui faire confiance au criant vers lui notre souffrance et en nous abandonnant entre ses mains aimantes. Demandons par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie d'avoir un coeur capable de reconnaître le Christ comme notre unique maître, en lui abandonnant toute notre vie pour faire de nos vie une Eucharistie. 

Père Pierre Mathieu NDIAYE 


 

Mt 25, 14-30, dimanche 15 novembre 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :     « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.     À l’un il remit une somme de cinq talents,
à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.
    De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.     Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

    Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
    Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit :
‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’
    Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’
    Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit :
‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’
    Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’

    Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit :
‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur :
tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.     J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’     Son maître lui répliqua :
‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.     Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
    Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.     À celui qui a, on donnera encore,
et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
    Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »

 

Il semble que les français épargnent énormément et la pandémie a augmenté ce bas de laine. Nous pouvons comprendre ce réflexe qui traduit une peur de l’avenir, de lendemains terribles pour soi-même, pour ses enfants, pour ses proches. Peut-être qu’en cette période, nous avons bien envie de glorifier l’attitude du troisième homme de cette parabole, plutôt que de l’accabler. En tout cas nous pouvons être surpris de l’attitude intransigeante du maître envers lui. 

Ce maître est un peu étonnant, en effet alors qu’il part en voyage, il confie une énorme somme d’argent à ses trois serviteurs (le salaire journalier d'un ouvrier ou d'un soldat était d’un denier. Un talent valait six mille deniers et représentait donc dix-sept années d'un tel salaire). Il ne leur donne aucune directive, aucun ordre pour faire ou non fructifier ses biens : signe d’une belle confiance sans soupçon vis-à-vis de l’un ou l’autre des serviteurs.

Les deux premiers prennent l’initiative de doubler la somme reçue et le dernier choisi d’enterrer le talent reçu. 

Il y a donc une différence notable entre les deux premiers serviteurs qui tout de suite ont l’idée de faire fructifier et le troisième qui lui enterre, immobilise, cache, dissimule. 

Cette attitude du troisième serviteur est expliquée devant le maitre de retour : « Seigneur,
je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. »

« Tu es un homme dur », littéralement : sclérosé. Ce serviteur a eu peur et il la justifie par la dureté du maître. Cette dureté reprochée à son maître, l’a sclérosée lui-même et il enterre le don, il le fait mourir. 

Le Christ reproche de nombreuses fois dans l’évangile, la sclérocardia : la sclérose du cœur. Cette dureté qui empêche de donner et finalement de recevoir. Cette dureté du cœur qui laisse les relations comme figées à distance. Ce troisième serviteur n’a pu accéder au don par peur de son maître. En ensevelissant son talent, il a creusé sa propre tombe. 

Les deux autres, connaissant le maître, lui faisaient confiance. Ils ont su gérer le don comme leurs propres biens et ainsi l’ouvrir aux autres pour le faire fructifier, le faire grandir, prendre des risques, éviter ainsi la sclérose. En faisant fructifier leurs talents, ils sont devenus frères, ils ont aboli la distance maître-ouvrier. 

Le Christ est l’unique talent que nous recevons, que nous accueillons dans notre vie. N’ayons pas peur du Christ. En le rencontrant de plus en plus, en affinant de mieux en mieux cette fraternité avec lui : la peur s’éloigne, le savoir (je savais que tu es un homme dur) se transforme en confiance, en connaissance, en amour. N’ayons pas peur de l’humanité. De plus en plus subtilement nous saisissons les dons de Dieu qui ne peuvent le rester qu’à la condition de les partager avec nos sœurs et nos frères en humanité. 

Le Christ s’est donné par amour, pour que nous apprenions à le recevoir et à le donner encore et encore, sans limite à toute femme et à tout homme. « L'amour n'est plus l'amour s'il n'est pas partagé. » (Sainte mère Teresa de Calcutta; Les pensées spirituelles, 2000)

Stéphane Ligier, curé du secteur de Riez

MEDITATION DE L’EVANGILE DU 14 novembre : Lc 18, 1-8 


Face à ce juge inique, ce juge sans justice qui, plus est, ne craint ni Dieu ni ses semblables, la cause de cette veuve semble perdue d’avance. Elle a de multiples raisons de ne pas s’aventurer, de ne pas oser. Mais elle fait fi de la triste image reconnue à cet homme et implore sa mansuétude. Le résultat de son audace est fort surprenant ; ce juge inique et cynique (sic), après avoir longtemps refusé, abdique : « Je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus m’assommer ». 

Cette riche parabole nous donne cette femme comme un modèle de foi : la persévérance dans la prière. Dans une époque où nous attendons parfois tout, et tout de suite, dans une société où l’on se décourage très vite, où l’on ne voit que tout en noir avec le risque de l’abandon et de l’acédie, le Seigneur nous réveille et nous éveille à l’espérance. Il nous promet que la prière tenace et confiante trouve toujours satisfaction. Dieu ne reste jamais sourd à nos supplications. Le découragement, la résignation, la fatigue…voici autant de maux qui nous font passer souvent près de l’essentiel. 

Aujourd’hui, je pourrais penser aux difficultés auxquelles je suis confronté parfois (ou celles d’un proche). Ai-je perdu l’espoir que Dieu m’écoute ? Puis-je les mettre devant Dieu maintenant, sachant qu’il est attentif à ce que j’ai à partager ? Puis-je lui faire confiance ? Me trouvera-t-il dans un élan de foi quand il reviendra ? Seigneur, augmente en nous la foi, l’espérance et la charité. 

Père Benoit N’GUESSAN depuis Saint-André les Alpes 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 17, 26-37) 

Vendredi 32ème semaine Temps Ordinaire 13/11/2020 


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr. Cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » – Acclamons la Parole de Dieu. Aujourd'hui la parole de Dieu nous invite à nous mettre en garde pour être prêts le jour où fils de l’homme se révélera, en réveillant en chacun de nous le vrais désir ultime de tous les croyants « être avec Dieu éternellement dans son Royaume » c’est-a-dire être sauvés. Désir que par fois dans le quotidien de notre vie, nous oublions (à cause d travail, les études, les enfants, la famille, les préoccupations etc) alors que nous devrions l’avoir du matin au soir. Ce désir constant, c’est marcher dans la volonté de Dieu, et d’être prêt dans n’importe quel moment de ma vie; pour dire le moment venu « me voici Seigneur pour faire ta volonté » (Psaume 39) et d’accueillir ce que tu as préparé pour moi dans ton Royaume de paix et d’amour. Me voici tout entier comme je suis, malgré mes faiblesses, et après avoir travailler dans tes commandements. « J’ai beaucoup de joie a trouver plusieurs de tes enfants qui marchent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père » nous dit la première lecture (2Jn 1,4-9) et c’est justement ça, que nous, les croyants, devons vivre dans nos journées et encore plus pendant ce nouveau confinement, la joie de vivre en accomplissant les commandements de Dieu, en vivant surtout le premier de tous , c’est-a-dire; « aimons-nous les uns les autres » ce commandement par fois oublié entre nous. Dans ces dernières semaines, ou plus spécifiquement cette année 2020 presque finie, cet Évangile peut décrire d’une façon ou d’une autre, la situation actuelle (le virus, l’économie, la guerre etc) en nous appelant à revenir avec conscience à l’essentiel: « Marcher en suivant la loi du Seigneur » Ps 118. Nous devons tous essayer de marcher, vivre et préparer ce chemin vers la vie en Dieu, (malgré nos fragilités), en attendant sans angoisse ce jour glorieux de Dieu. Continuons confiant notre cheminement de conversion, c’est a dire revenir à Dieu en toute liberté et pureté, en éloignant de nos vies, la tentation de la peur. Dieu est toujours là pour nous aider et nous donner son amour. Que la sainte Vierge Marie continue à intercéder pour nous et nous garde dans la paix et la volonté de son Fils, Jésus le Christ notre Seigneur. P Jean Sebastien 


Évangile du  jeudi 12 novembre 2020 : Luc 17,20-25

 

En ce temps-là,
    comme les pharisiens demandaient à Jésus
quand viendrait le règne de Dieu,
il prit la parole et dit :
« La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
    On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !”
En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples :
« Des jours viendront
où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme,
et vous ne le verrez pas.
    On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !”
N’y allez pas, n’y courez pas.
    En effet, comme l’éclair qui jaillit
illumine l’horizon d’un bout à l’autre,
ainsi le Fils de l’homme,
quand son jour sera là.
    Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup
et qu’il soit rejeté par cette génération. »

 

Dans ce passage d'évangile, Jésus répond aux pharisiens qui n'ont de cesse de le questionner plus pour le prendre en défaut que pour être enseigner par lui. 

Leur question : Quand viendra-t-il, le règne de Dieu ? La réponse de Jésus peut aussi nous désarçonner : '' Voici que le règne de Dieu est au milieu de vous !

Nous sommes parfois peu éloignés des pharisiens dans certains aspects de nos vies chrétiennes. Notre morosité, notre simple humanité nous entraîne à douter , à imaginer le règne d'un bonheur plus immédiat: Oui, le règne de notre Dieu Tout Puissant viendra-t-il solutionner nos difficultés et soucis de tous ordres ? Nous attendons que la vie nous sourit enfin, ou davantage.

Mais, Jésus répond simplement et nous remet dans notre réalité de Fils adoptifs du Père. Oui, le règne de Dieu est déjà là mystérieusement par la présence de son Fils Jésus

Christ ressuscité, venu en ce monde pour nous sauver. Il est présent au plus intime de nous-même, dans le silence de notre Être, si nous ne sommes pas encombrés de tous nos murmures contradictoires qui entravent la venue de notre Dieu en nous afin de participer à son règne dès ici-bas. Sa venue en nos vies nous amène à nous arracher à notre humanité, à renaître à une vie nouvelle avec les douleurs de ce nouvel enfantement.      

Jésus Est le règne de Dieu, il est le Verbe, il est l'Amour incarné.

Lors de chaque Eucharistie, il renouvelle sa venue en nous, mais  en ce temps de jeun eucharistique, puissions-nous aller  à la rencontre de son règne par la lecture et la méditation de sa Parole, et par le Sacrement de la réconciliation ?

Serions-nous de ceux qui, en cette génération, le refusent, ne le voient pas, restent sur le bord du chemin qui conduit à la Jérusalem Céleste ?

Puissions-nous prier notre Mère du Ciel, la très Sainte Vierge Marie, elle qui, par son Oui à l'annonce et à la venue du règne de Dieu en son humanité, nous précède pour nous conduire vers son fils par l'Esprit .

En ce temps de confinement, demandons à Marie de nous guider pour laisser le Règne de Dieu nous envahir en la priant avec le chapelet, l'Angélus, et quelques dévotions mariales à découvrir ou à poursuivre. ( par exemple :''Marie qui défait les nœuds'' ou '' Les trois AVE''.)

Et chaque jour, '' Que ton nom soit sanctifié Seigneur, et que ton règne vienne, et que ta volonté soit faite... '', Ainsi soit-il.

                                                                                              Bernard Coste diacre,


EVANGILE 11 NOVEMBRE 2020

Lc 17,11-19

En ce temps-là,
  Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
  Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance
  et lui crièrent :
« Jésus, maître,
prends pitié de nous. »
  à cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »

En cours de route, ils furent purifiés.
  L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
  Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
  Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
  Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas
et rendre gloire à Dieu ! »
  Jésus lui dit :
« Relève-toi et va :
ta foi t’a sauvé. »

 

                        Jésus est en marche vers Jérusalem, et comme à son habitude, sur la route Il accueille ceux qui viennent à Lui. Il y a une rencontre avec dix lépreux qui demandent son aide et plus précisément la guérison, la purification d’un mal qui ronge, la purification de l’impureté. Jésus va prendre leur impureté sur Lui pour les rendre purs. Mais d’abord Il les invite à aller se montrer aux prêtres (cf Lc 17, 14) et c’est en cours de route qu’ils sont purifiés. S’il y a une marche pour aller voir les prêtres, il y a un parcours intérieur l’un d’entre eux, qui est samaritain, et qui reconnaît l’action divine en lui. Cette purification vient du Christ, de sa Parole, et Il agit prend sur ses épaules l’épreuve de ces hommes. C’est un étranger qui le reconnaît et il retourne vers Lui. Ce samaritain sait à qui il doit cette guérison. Sa conversion immédiate le fait se retourner littéralement pour aller vers le Christ. Et désormais il sait que seul le Christ sauve du mal. Il sait que seul le Christ authentifie la purification car Il en est à l’origine. Il sait que seul le Christ va également confirmer sa foi en lui faisant cette réponse : « Relève-toi et va : ta foi, t’a sauvé. » (Lc 17,19). 

Cet étranger, samaritain, qui se conforme à la Loi du Pentateuque, découvre la vie du Christ qui dépasse toute loi et qui espérance. Aussi cet étranger n’est pas étranger à l’action de Jésus. Cet étranger n’est pas indifférent au visage du Christ qui comprend et vit son épreuve. Cet étranger découvre le Christ vivant qui donne vie en le purifiant et le relevant. 

En cette période d’épreuve « retournons » toujours au Christ pour reconnaître son action en nos vies. Il est espérance en ce monde désorienté. « Convertissons-nous toujours », c’est le signe de notre cheminement intérieur et de foi, reconnue par le Christ Lui-même. Là est notre vie en Lui et avec Lui. Il apaise nos cœurs. 

 

                                                                                                                      Philippe MICHEL. 

                                                                            Mardi 10 novembre
« Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17, 7-10)

En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Lequel d’entre vous,
quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,
lui dira à son retour des champs :
“Viens vite prendre place à table” ?
    Ne lui dira-t-il pas plutôt :
“Prépare-moi à dîner,
mets-toi en tenue pour me servir,
le temps que je mange et boive.
Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
    Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur
d’avoir exécuté ses ordres ?
    De même vous aussi,
quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,
dites :
“Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir” »

 

            Nous avons tous en tête ces domestiques, ces majordomes et valets qui passent une vie entière au service d'un seigneur, d'un noble ou d'un bourgeois selon les époques. Cette domesticité atteignait doublement l'identité de l'individu.

Il.elle devenait une personne de service. Toute l'éducation était tournée vers le service, le bon soin d'une maisonnée. La personne était notée et jugée sur cette qualité première.

Le deuxième point est celui de la relation. Elle devenait la servante d'un tel ; ou le majordome de tel autre. Le métier inscrivait notre identité propre dans celle d'un autre. La nouvelle appellation de « Service à la personne » rend compte de ce double aspect.

            Dans l'évangile de ce jour, nous sommes appelés à vivre ce double aspect. Comme chrétien, nous devenons des « charitables », des personnes qui inscrivons le service comme l'un des fondements de notre vie chrétienne. « Qu'as-tu fait de ton frère ? » devient une exigence spirituelle. Nous sommes fait pour prendre soin (cura) de notre frère.

Comme chrétien, toute notre vie est définit par un Autre. Nous sommes appelés « enfants de Dieu, et nous le sommes vraiment ». Cette identité ne se rajoute pas à la nôtre, elle la transcende. Nous sommes des êtres en relation. « Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi ».

L'obéissance n'est donc pas un acte à poser mais une identité à vivre.

            Fort heureusement, si les domestiques du XXe siècle ont massivement râlé contre les abus de leur maître, nous n'avons rien à reprocher à Dieu. Nous prenons soin de Lui en toute confiance car il prend soin de nous. Le soin est une des caractéristique que Benoît XVI attribue au gouvernement de Dieu. Il y a donc une connivence entre le gouvernement et le service d'obéissance. C'est cette connivence qui établit notre obéissance comme une obéissance de plaisir. Notre premier service est de vouloir le bon plaisir du Maître.

            L'exercice de l'obéissance nous fait découvrir donc plus fortement le regard d'un Dieu bienveillant. Pour reprendre ce jeu de mot en hébreu : le Maître devient l’Époux. Éclairés par cela, lisons à nouveau ce verset : « Nous serons semblables à Lui car nous le verrons tel qu'Il est. »

 

Guillaume


Lundi 9 novembre – Fête de la dédicace de la Basilique du Latran

 

Nous fêtons aujourd'hui dans toute l'Église l'anniversaire de la « dédicace », c'est-à-dire de la « consécration » de la cathédrale de Rome, l'Église Saint-Jean de Latran.

 

Célébrer l'anniversaire d'une église paroissiale ou d'une cathédrale est une tradition très ancienne dans l'Église, et qui plonge même ses racine dans la tradition juive (cf. 1 R 8, 2 ; 1 M 4, 52-59).

 

Mais quel est le sens d'une telle pratique ? La mise en valeur de notre patrimoine architectural ? Un hommage au courage et à l'ingéniosité de nos devanciers ? Une occasion de renforcer un sentiment d'appartenance dans les communautés locales ? … En fait, rien de tout cela.

 

Mais chaque église (avec un petit e) représente l'Église (avec un grand e) tout entière. L'Église, le Peuple de Dieu, c'est ce bâtiment mystique construit par le Christ, dont lui-même est à la fois la fondation et le sommet, et dont nous sommes les pierres vivantes, ce bâtiment qui s'élève vers le ciel.

 

Ainsi donc, célébrer la dédicace d'une église, c'est se souvenir que Dieu est venu à notre rencontre en se faisant homme ; qu'il a donné sa vie pour nous ; qu'il nous a livré son Corps, pour que nous entrions dans sa vie et dans son Corps, dans son être. En mourant, en ressuscitant, et en nous envoyant l'Esprit Saint, Jésus a fondé l'Église, ce bâtiment dont il nous invite à devenir des pierres vivantes.

 

Dans la première leccture de ce jour, tirée du livre d'Ézéchiel, il est à noter que le Temple nouveau aperçu par le prophète donne la vie par l'eau qui s'écoule de son côté. C'est ce que le Christ a fait sur la Croix, c'est ce que l'Église tout entière fait dans le monde, et c'est ce que nous sommes appelés à faire autour de nous : laisser notre cœur s'ouvrir pour répandre autour de nous l'eau de la vie, la vie de Dieu.

 

La dédicace que nous célébrons, c'est celle de la cathédrale du pape. Nous nous souvenons ainsi que l'évêque de Rome est celui qui a été chargé de faire l'unité et la communion entre tous ses frères évêques, et ainsi dans toute l'Église. C'est donc avec joie que nous célébrons cette fête, nous réjouissant du don merveilleux qui nous est fait : celui de vivre de la vie de Dieu ; et priant pour le pape dans sa mission de veiller à l'unité de l'Église.

 

Alban Jacquemin


Dimanche 8 novembre 2020

Matthieu 25, 1-13

 En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
    Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
    les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
    tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
    Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
    Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
‘Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.’
    Les prévoyantes leur répondirent :
‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
    Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :
‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
    Il leur répondit :
‘Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.’

    Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

Est-ce que nos lampes sont allumées ?

Choquant, non ? Les prévoyantes de la parabole refusent de partager leur huile et les insouciantes finissent par se trouver devant une porte fermée… Où est la charité chrétienne ?

Justement, une parabole est toujours là pour choquer, surprendre… pour découvrir quelque chose au-delà de l’immédiateté des mots. La lampe signifie forcément chacun de nous, appelé à VIVRE. Et personne ne peut vivre à notre place… ce qui est vrai en tout temps, l’est d’une manière particulière en ce temps de reconfinement !

La lourdeur de l’ambiance actuelle, avec ses crises et horreurs, peut nous tenter à nous ‘endormir’, à nous laisser submerger par la morosité, voire la déprime… Comment ‘vivre vraiment’ et être des ‘lampes allumées’ malgré tout ?

Je repense à ce que disait Samuel Le Bihan, papa d’une fille autiste : « c’est en faisant quelque chose pour les autres que le meilleur de nous-mêmes jaillit ! ». Penser aux soignants, à tous ceux qui travaillent pour nous au quotidien et qui assurent tout ce que nous avons pour manger, nous chauffer, nous protéger… bref toute cette chaîne immense de services. Se donner chaque jour un objectif : commencer ma journée en disant merci pour mille choses, prendre des nouvelles, se soucier du voisin, prier, encourager… Être une lampe allumée peut réveiller des lampes éteintes pour qu’elles brillent à leur tour.

 

Gilbert Marijsse


Samedi 07 novembre 2020 : Luc 16, 9-14

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
    Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
    Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
    Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
    Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

    Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,
eux qui aimaient l’argent,
tournaient Jésus en dérision.
    Il leur dit alors :
« Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes
aux yeux des gens,
mais Dieu connaît vos cœurs ;
en effet, ce qui est prestigieux pour les gens
est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

 

Jésus, nous surprendra toujours ! Après la parabole de l’intendant malhonnête, dont il souligne l’ingéniosité à se sortir d’un mauvais pas, une lecture un peu rapide de ce passage d’Évangile pourrait nous mener à penser que Jésus nous conseille maintenant de nous faire des amis avec le “Mamon de l’injustice” autrement dit, en terme contemporain, l’argent sale. De surcroit il nous prédit que quand cet argent aura disparu, ce sont ces mêmes amis qui nous accueilleront Là-Haut. Sachant que Jésus ne peut que nous proposer le Bien, à quoi nous invite-t-il malgré ses paroles ? Ne perdons pas de vue qu’il s’adresse à des pharisiens, et quelquefois aussi un peu à nous aujourd’hui, qui ont transformé l’argent en idole au lieu de le garder comme un moyen relationnel, un vecteur d’échange. Dieu nous a donné ce que nous avons non pour le thésauriser égoïstement mais pour le partager, l’échanger avec les autres. Si nous choisissons de dépenser cet argent pour acquérir les biens de ce monde, alors nous aurons acheté des biens qui passent avec le temps et ne nous procurerons rien à la fin. Si au contraire nous avons acheté des biens pour en faire profiter ceux qui sont dans le besoin, cet argent n’est plus idole mais moyen charitable, donc Amour.  Ainsi ce même argent qui peut nous permettre d’acheter le monde et voué à sa perte, peut nous acheter l’Eternité céleste si nous en faisons bon usage. Le choix nous appartient : ceux que nous aurons aidé, nous auront gagné le Ciel.

Renaud de Marin, diacre.


Vendredi 6 novembre 2020


Commentaire de Luc 16, 1-8

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait aux disciples :
« Un homme riche avait un gérant
qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
    Il le convoqua et lui dit :
“Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?
Rends-moi les comptes de ta gestion,
car tu ne peux plus être mon gérant.”
    Le gérant se dit en lui-même :
“Que vais-je faire,
puisque mon maître me retire la gestion ?
Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.
Mendier ? J’aurais honte.
    Je sais ce que je vais faire,
pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,
des gens m’accueillent chez eux.”
    Il fit alors venir, un par un,
ceux qui avaient des dettes envers son maître.
Il demanda au premier :
“Combien dois-tu à mon maître ?”
    Il répondit :
“Cent barils d’huile.”
Le gérant lui dit :
“Voici ton reçu ;
vite, assieds-toi et écris cinquante.”
    Puis il demanda à un autre :
“Et toi, combien dois-tu ?”
Il répondit :
“Cent sacs de blé.”
Le gérant lui dit :
“Voici ton reçu, écris 80.”
    Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête
car il avait agi avec habileté ;
en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
que les fils de la lumière. »

 

 

Jésus  ferait-il en ce jour l’éloge de la malhonnêteté? Evidemment, non ! Jésus, ne loue pas la malhonnêteté de ce gérant mais son habileté. Habileté à se faire des amis.  Nos biens matériels, mais aussi toutes nos qualités humaines et spirituelles, Jésus nous appelle à les utiliser avec habilité, avec ingéniosité ! Pour quoi ? Pour être ce que nous devons être, des êtres de communion, des êtres de don ! Ce que tu as, ce que tu es, nous dit Jésus, utilise-le pour le bien des autres ! Ce que nous sommes, ce que nous possédons, cela nous est confié pour rendre autrui heureux. Dans tous nos rapports humains, déjà au plus proche, nous sommes appelés à passer d’une économie (de rapports) d’injustice et de domination à une économie (de rapports) du don, où les biens et les personnes retrouvent leur vraie place au service de la communion entre tous. Que vais-je faire, se demande le gérant de l’Evangile ? C’est une question à nous poser chaque matin. Que vais-je faire de ce jour nouveau qui m’est donné pour partager ce que j’ai et ce que je suis ?  Demandons au Seigneur d’avoir l’habileté d’agir en fils de la lumière en nous donnant un cœur bon et compatissant, à son image. 

 

Père Christophe Disdier-Chave


Jeudi 5 novembre 2020
Méditation sur l’Évangile de Père Charles HONORE 

La miséricorde de Dieu est infinie. Et son amour est immense. il n'a pas de plus grand désir que tous soient rassemblés auprès de lui pour vivre de son amour. c'est pourquoi il se met à la recherche de la brebis perdue. Il n'a de cesse que de vouloir propager Sa miséricorde et son amour infini. Pour nous , qui sommes sans doute les justes de cette parabole , ce débordement d'amour peut apparaître inéquitable car nous avons déjà tout donné, nous avons servi et aimé le Seigneur. nous pourrions ne pas comprendre pourquoi il va chercher aussi la brebis perdue, l'ouvrier de la dernière heure, le publicain , le pécheur . ce qui nous ai demandé aujourd'hui, c'est d'avoir au cœur les mêmes sentiments que Dieu lui-même , le même désir, le même amour. Ainsi nous pourront témoigner autour de nous de cet amour infini du Seigneur, susciter parmi ceux qui sont si loin l'envie d'une rencontre avec le Christ, le désir de vivre dans l'amour. Participants à la joie des anges de Dieu pour le pécheur qui se convertit , notre joie, notre espérance seront un signe pour ce monde qui cherche sa voie et qui a soif de la lumière et de la vérité. 

Mercredi 4 novembre 2020

Méditation sur l’Évangile de Mgr JPh Nault
Lc 14, 25-33

 

 

« Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient, ne peut pas être mon disciple. »

 

La final de l’Évangile d’aujourd’hui ne peut nous laisser indifférent… tout spécialement en ce temps de confinement. Le Seigneur nous veut-il sans aucuns biens ? La radicalité totale est-elle source d’épanouissement ? N’est-ce pas excessif ?

Autant de questions qui peut-être peuvent jaillir !

 

Le Seigneur, dans ce passage d’Évangile m’invite à choisir Dieu de façon ferme et fidèle, en mesurant les priorités de ma vie : “Que votre Oui soit Oui”, ! nous disait-il.

Je n’opte pas pour Dieu pour le suivre comme disciple-missionnaire, comme je prendrai une option “au cas où…” ou comme une “assurance en cas de pépin”. Je le choisis librement, avec joie et confiance, mais en orientant ainsi ma vie et en fixant alors les priorités qui la régisse.

Oui, le Seigneur sera là chaque jour ; Oui, Il me conduit, me garde et me porte ; Oui, Il est mon Sauveur… mais cela demande le désir clair de le suivre.

Ce n’est pas la théorie du “et ceci et cela en même temps”, mais un vrai choix pour Dieu ! Un choix exigeant car l’Amour est exigeant. Un choix qui engage, oriente et entraine… 

La question sous-jacente que je dois alors me poser (et le confinement est un bon temps pour cela) est : “Qui est vraiment Dieu pour moi aujourd’hui ?” Qu’est-ce que le fait de croire en Lui, change dans ma vie ? Quelle et ma Foi ?

La confiance est liée à la Foi. En croyant et en choisissant de suivre Jésus, je lui ouvre mon cœur et je laisse le désir de le rencontrer grandir et s’épanouir. Le pas de la Foi est parfois difficile, mais l’expérience chrétienne de la rencontre personnelle avec Jésus, nous montre qu’il est libérateur et source de joie et de paix. Mon “Oui” n’est finalement qu’un acquiescement à l’invitation de Jésus ; ce n’est pas un exploit ou une œuvre héroïque, c’est la réponse aimante et confiante à une invitation : “Viens et suis-moi”.

En ce 4 novembre, fête de Saint Charles Borromée, patron des évêques, prions pour nos évêques ; qu’ils soient fidèles à leur vocation, et nous aident toujours plus à choisir le Christ pour le suivre avec joie.


Mardi 03 novembre 2020 

Lc 14, 15-24

 

En ces jours de confinement où il nous est impossible de partager la table avec des amis, Jésus raconte une parabole où de très nombreuses personnes entrent dans une grande salle pour s’attabler dans un irrespect total des mesures barrières. Si encore la salle  se remplissait d’amis mais elle recueille des gens qui ont été ramassés un peu partout et qui donnent à cette assemblée un visage surprenant : des estropiés, des aveugles, des boiteux…

 

Un hôpital plus qu’une réception mondaine !

 

Pourtant des cartons d’invitation avaient été envoyés à des personnes triées sur le volet. Mais les préoccupations de la vie quotidienne – au demeurant légitimes –  les ont conduites à ignorer l’invitation. Alors pour que la nourriture ne soit pas gâchée et que la fête brille de mille feux, on fait entrer de force des gens qui n’avaient pas été invités et qui se réjouissent de cette aubaine.

 

Comment actualiser cette parabole sans trop détourner le sens de l’évangile?

 

Le Seigneur nous invite à sa table. Cette table qui offre une nourriture de choix pourrait être la table de la Parole s’il est vrai que l’homme ne vit pas simplement de pain mais de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur. Un certain nombre de nos activités sont mises ces prochaines semaines entre parenthèse et nous ne pouvons pas prétexter qu’elles nous accaparent au point de refuser d’entendre l’appel du Seigneur à nous mettre à l’écoute de sa Parole. Si nous devions être comme les boiteux qui ont du mal à se mettre en route, où les estropiés qui en sont physiquement empêchés, voire les aveugles qui ne savent pas trop où ils vont, soyons les uns pour les autres de ces pauvres dont parlent l’évangile. Les pauvres ont des yeux pour guider les aveugles, des bras pour porter les estropiés et ils peuvent à l’occasion servir de soutien aux boiteux.

 

Pendant ce temps de confinement, les prêtres du diocèse seront ces pauvres qui essaieront jour après jour de vous proposer une méditation sur l’évangile. Oh! nous savons bien que des méditations plus savantes et plus profondes vous seront proposées à la télévision, à la radio… Notre pauvreté nous permet d’être plus proches de vous et de vous partager tout simplement un peu de notre joie d’être au Christ.

 

Ta parole, Seigneur, est la lumière de nos pas.

 

                                                                                                                     Père Thierry Cazes


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