jeudi 23 février 2012

HYMNE POUR LA FETE DE SAINT POLYCARPE



LXXV
                   HYMNE POUR LA FETE DE SAINT POLYCARPE[1]
                              
                           Grâce vous soit rendue, Pères apostoliques :
                                      Nous vous devons la Vérité.
                             Des premiers temps chrétiens aux derniers temps antiques
                                      Vous avez su tout surmonter.
                             Contre l’acharnement ignoble et sanguinaire
                                      D’un paganisme moribond,
                             Votre foi vous tint droits. Et nul faux doctrinaire
                                      Ne put l’infester de bubons.
Aujourd’hui c’est à Toi, l’évêque Polycarpe                                                                 Que cet hommage est adressé ;
                   Les Anges Séraphins vont sonner de la harpe,
                             Et nous, nous allons tous danser.
Nous dirons cette joie que l’Eglise retire
          En honorant ceux qui sont morts
Frères du divin Christ au bienheureux martyre,
                    En même offrande de leur corps.
Pas loin de septante ans, la plus paisible Eglise[2]
          Sur la cathèdre[3] t’a chéri.
Et ce jour de miracle[4], où l’on te martyrise,
          Fit qu’à nouveau Smyrne fleurit[5].
Dieu te fit ce cadeau d’avoir, en ton jeune  âge,
Tout appris de l’Apôtre Jean.
Glorifié sois-tu d’en offrir l’héritage
Pour que nos cœurs ne soient changeants.
                          *
Guy Jampierre, décembre 2011   


[1] Né circa 70, mort en 155  (ou en 167), Polycarpe (en grec « fruit abondant »), disciple de saint Jean, évêque de Smyrne pendant  près de 70 ans.
[2] Des sept Eglises d’Asie auxquelles s’adresse l’auteur de l’Apocalypse, Smyrne semble la préférée.
[3] Le trône de l’évêque, d’où vient le nom de cathédrale.
[4] On rapporte que les flammes du bûcher ne purent brûler Polycarpe, qui avait refusé qu’on l’y attachât. Alors on lui perça le cœur d’un coup, d’épée, et le sang versé éteignit le feu.
[5] La persécution de Marc Aurèle s’arrêta au glorieux martyre de Polycarpe.

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