vendredi 2 décembre 2011

HYMNE POUR LA FETE DE SAINT FRANCOIS XAVIER




Ce jour, nous rendons hommage
A saint François de Xavier,
Le patron des longs voyages
Osés pour le Crucifié.
La Croix fut sa seule guinde[1] ;
Il fut l’apôtre des Indes,
Loup de mer par Charité,
Braconnier de l’Evangile[2],
Il aborda d’île en île,
Riche du Ressuscité.

Il va missionner Formose,
Accoste à Kagoshima[3].
Mais ce vent qui le dépose
En d’insalubres climats,
C’est de l’Esprit Saint la brise.
Lui veut bâtir des Eglises
Où d’autres feront des forts.
Pour Dieu tous les bénéfices ;
Il n’est pas marchand d’épices,
Sa fièvre n’est pas de l’or.

De Goa[4] la portugaise
Où l’on ramena son corps,
A Sancian[5], triste fournaise
Et la plage de sa mort,
Il invite tous les hommes
Au festin du vrai Royaume :
Un même Dieu tendre et doux,
Même source où l’on s’abreuve,
Le Jourdain, l’unique fleuve,
Et la Galilé(e) partout.

On lui doit de grands miracles
Mais le plus surnaturel
Fut de surmonter l’obstacle
D’antipodes culturels ;
Aux gens des lointains rivages,
A chacun dans son langage,
Il citait le Fils de Dieu :
« Plongez les trois fois dans l’onde
Et jusqu’à la fin du monde,
Moi, je demeure avec eux[6]. »

                                                     *
Guy Jampierre, diacre
 octobre 2011


[1] Sur un bateau, système de poulies servant à soulever de lourdes charges.
[2] Il voulut porter partout la Bonne Nouvelle, et la mort seule l’empêcha d’entrer clandestinement en cette Chine qu’il rêvait d’évangéliser.
[3] François-Xavier débarque au Japon en 1549 à Kagoshima, parce qu’il avait rencontré des Japonais à Malacca et que l’idée lui était venue d’aller évangéliser leur pays. Il y crée les premières communautés chrétiennes
[4] François-Xavier fut appelé « l’Apôtre de Goa ». C’est par cette île qu’il commença sa vie de missionnaire. Il y demeura de nombreuses années , y connaissant des succès spectaculaires.
[5] C’est dans l’île de Sancian que mourut François-Xavier. On croise devant sa côte en allant de Hong Kong à Macao. C’est une île basse, couverte d’une végétation petite et drue, toujours baignée d’eaux boueuses. Elle semble sinistre et représente le contraire de ce que l’on imagine à propos de mers du sud.
[6] cf. Matthieu 28, 19-20

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