samedi 26 novembre 2011

Afin d’aimer en nous…



Afin d’aimer en nous, (si ce n’est le peccable),                      Tout ce que Tu aimais en lui,
Tu voulus que Ton Fils à l’homme fût semblable ;
        Puis, en lui, l’homme T’a séduit.

C’est, ô Dieu de tendresse, un immense mystère,        
        Que le genre humain soit sauvé
Vraiment humainement par un fils de la terre,
        Par lui, notre péché lavé.

Tout autant que vrai Dieu, véritablement homme,
        Ton Fils fut l’homme obéissant
Qui de toutes vertus parachevait la somme :
        Comme homme il a donné son sang.

Vertigineux arcane, encore plus immense,                   
        Qu’on pût en lui Te contempler
Pour que renaisse en nous la haute ressemblance
        Dont Ton amour nous a comblés.

Nous avions par orgueil déformé cette image
         Où brille l’unique Beauté ;
Tu la transfiguras en donnant un visage
          A votre Sainte Trinité.

 Afin d’aimer en nous la seule créature
           A qui Tu prêtas l’univers,
  Tu fis que l’Engendré comme nous tous endure
           Le chaud l’été, le froid l’hiver.

Tu voulus que le Verbe, éternelle Sagesse,
           Apprît, comme un petit garçon,
Tout ce qu’il faut ici qu’un adulte connaisse,
            Et de Joseph prît ses leçons.

Afin d’aimer en nous le bagou des prophètes
            Que l’Esprit change en Vérité,
Tu donnas notre voix au Roi Christ et Poète
             Et nos lèvres pour Te chanter.

Alors, c’est de nos mots qu’est faite la louange
            Dont bat le Ciel d’un même pouls.
Et l’on dit que l’Eglise enseigne à tous les anges
            Le langage de son Epoux.

Afin d’aimer en nous l’amour du Fils au Père,
            A la biche celui du faon,
Tu nous fis découvrir que croire en lui libère
            Le pouvoir d’être Tes enfants.

Afin que nous aussi nous T’aimions comme il T’aime,
             Il nous fut miséricordieux.
Afin que nous aussi l’aimions comme Tu l’aimes
            Tu nous l’as montré comme Dieu.

                                             *
                                                      Guy  Jampierre, novembre 2011

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