jeudi 20 octobre 2011

Hymne de Mois



                                                          LXXII

                   HYMNE POUR LA FETE DE SAINTE MARGUERITE[1]
         
                                     
Petite sœur sous de royaux atours,
Précieuse perle[2], éclat de charité,
O, Marguerite, entends tes troubadours
Et leur aubade aujourd’hui te fêter
En louant Dieu de toutes tes beautés.
Ils béniront, parmi tes avantages,
La pureté de ton joli visage,
Ton port de reine adouci de tendresse,
Et, plus que tout, la beauté du courage,
La sainteté, ta plus haute noblesse.

Fille d’exil à l’imprévu parcours
Vers cette Ecosse et cette royauté[3].
On t’y vit faire église de la Cour
Et du Royaume havre de chrétienté.
Ainsi que toi, sur les autels portés,
David, Edith, beaux fruits de ton cépage[4],
De leur maman reçurent davantage
Que l’heur fameux d’être prince ou princesse.
N’eurent-ils pas ce céleste héritage :
La sainteté, ta plus haute noblesse ?

Pour rendre au Christ un vrai tribut d’amour,
Pour refléter notre Dieu de Bonté,
Mère attendrie des pauvres sans secours,
A qui souffrait, tu donnais sans compter
Ton temps, ton or, ton rire et ta santé.
Ce fut ci-bas, ton inlassable ouvrage
D’être un regard, une main, qui soulagent
Ceux que le monde indifférent délaisse.
Pour ce, Jésus t’a donné sans partage
La sainteté, ta plus haute noblesse.

        Envoi 
Perle, ô fleuron du plus beau Moyen-Age,
Que ton éclat nous serve d’éclairage !
T’ayant trouvée, vidons toutes nos caisses[5]
Pour cette nacre où brille ton image :
La sainteté, ta plus haute noblesse.

                    *

                                               Guy Jampierre, diacre
                                                     octobre 2011




[1] Sainte Marguerite, reine, patronne de l’Ecosse, fêtée le 16 novembre.
[2] C’est la signification étymologique de « Marguerite ». Le nom fait allusion à la parabole de l’évangile, en Matthieu 13, 45-46.
[3] Marguerite, princesse de sang anglaise, naquit et grandit en Hongrie où son père Edouard était exilé. Elle vint à Londres à l’âge de neuf ans, mais , quelques années plus tard, ce fut encore l’exil. Alors une tempête jeta son  bateau sur les côtes d’Ecosse, où le roi Malcom III , veuf, l’accueillit et l’épousa.
[4] Malcom et Marguerite eurent  six fils (Edouard, Edmond, Edgar, Alexandre, David et Ethelred. Ce dernier fut abbé, ses frères Edgar, Alexandre e David régnèrent sur l’Ecosse) et deux filles (Marie et Edith, dite Mathilde, qui fut Reine d’Angleterre). David et Edith figurent au répertoire des saints.
[5] cf. à nouveau Matthieu 13, 44-46 : la parabole du trésor et de la perle.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire